Les nuances de l’INA

Au Québec, notre secteur d’activités a connu une véritable explosion au cours des dernières années. Des programmes académiques spécialisés en Intervention par la Nature et l’Aventure (INA) se sont développés. À la suite de ces formations, de nombreux étudiants ont développé un bel éventail de projets et programmes d’intervention qui contribuent à l’essor de l’INA.

Néanmoins, nous sommes toujours face à un enjeu délicat : nommer clairement ce que l’on fait. C’est une drôle de situation qui se dévoile dans l’incroyable diversité des appellations, soulignons ici que ce n’est pas unique à notre belle province. Pensons quelques instants aux personnes qui viennent de découvrir cette modalité d’intervention, ça doit leur faire peur. De thérapie par l’aventure au Shirin Yoku en passant par l’intervention psychosocialothérapeutiquoéducative en contexte de nature, par l’aventure et le plein air, en plein air. Intervenons-nous par la nature et l’aventure ou en contexte de nature et d’aventure? Parlons-nous d’activités de plein air ou en plein air? Quelles sont nos visées : éducative, thérapeutique, psychosociale, développementale, psychoéducative, etc.? En voulant préciser au maximum la terminologie, on en perd presque le sens des mots. On finit par croire que tout est bien catégorisé, figé et coupé au couteau. La réalité est beaucoup plus organique, ce sont les nuances presque infinies de l’INA.

Il n’en demeure pas moins que nous croyons qu’il est important d’utiliser un langage commun pour nous faire comprendre. Après tout, si nous vous disons les mots « art thérapie ou zoothérapie » plusieurs d’entre vous ont une idée assez concrète de ce qu’il s’agit. Alors finalement, quand nous utilisons les activités de plein air pour intervenir, faut nommer ça comment? Ah oui, intervention psychosocialothérapeutiquoéducative en contexte de nature, par l’aventure et le plein air, en plein air, évidemment!

Afin de contribuer positivement à cet enjeu, nous proposons de tendre vers la simplicité et, aux risques de froisser certaines personnes, peut-être même vers l’imperfection. Quand c’est simple, c’est peut-être moins précis mais ça a le mérite d’être moins compliqué et au final, on a peut-être plus de chance de se faire comprendre.

Intervention par … (petit rire)

Auteur: Jean-Philippe LeBlanc, directeur général de Face aux vents


Ce texte provient du rapport annuel 2020-2021

 

 

Rapport annuel 2020-2021

Rappport annuel 2020-2021 Mot du directeur général Que l’on respire...

Jean-Philippe à 168 heures

Découvrez le fondateur de l'organisme!  

Leave your comment